Opération 1 trek = 1 maison

[Pierre MARTIN - 29 août 2015]

Mise à jour [Pierre MARTIN - 10 décembre 2015]

En y réfléchissant bien, et vous devriez arriver à la même conclusion que moi à l'instar de nombreux autres acteurs de la randonnée, une des meilleures formules pour aider nos amis népalais est de partir sur place faire un trek en leur compagnie. Ils disposeront d'un travail saisonnier, seront évidemment rémunérés et de facto pourront disposer de cette somme d'argent pour acquérir des matériaux de construction. Vous, vous serez comblés par l'expérience humaine dans laquelle vous vous engagerez. Bien entendu, mon ami Chhetup Tamang s'engage à ne faire aucun bénéfice personnel sur les prestations fournies dans le cadre de cette opération 1 trek = 1 maison. La totalité des sommes collectées (soustraction faite des frais de trekking...) sera intégralement utilisée afin que le champ de ruines de Bolde Phediche d'aujourd'hui puisse le plus rapidement possible redevenir un village.

Panch Pokhari (Solu-Khumbu)

Levons de suite l'ambiguité majeure : le pays est-il encore dangereux, géographiquement parlant ?
Information TRES importante : il n'y a plus de répliques depuis début octobre 2015 !
- OUI, les zones touchées par les deux séismes majeurs sont fragilisées (possibilités d'effondrements, de chutes de pierres, de pistes et de ponts détruits, etc.). Mais la partie impactée "ne correspond qu'à" moins d'1/10e de la superficie du pays. Cette problématique ne condamne aujourd'hui le touriste qu'à éviter de se rendre dans les régions proches de Kathmandou comme le Langtang, le Ganesh, l'Helambu et le Rolwaling.
- UN PEU, Kathmandou, dont les quartiers historiques ont été quasi totalement anéantis (on pleure sur Bhaktapur...) est une ville de passage obligatoire (et pour cause puisque s'y trouve le seul aéroport international du pays...). Mais "de passage" ne veut pas dire qu'il faut y rester ! Il est tout-à-fait envisageable d'y transiter le temps des formalités administratives (en gros une seule journée à l'aller, une au retour de trek). Et la majorité des hôtels où résident les touristes (Thamel, Chhetrapati, Bodnath, New-Baneshwor et Lazimpat), la plupart d'entre eux édifiés dans les années 2000, n'ont pas été touchés et continuent d'assurer leurs prestations avec un excellent niveau de sécurité pour les personnes.
- NON, les infrastructures de transport (bus ou avion) fonctionnent parfaitement et on peut se rendre dans de nombreuses zones de trek comme les massifs de l'Everest, du Kangchenjunga, du Manaslu, de l'Annapurna, du Dhaulagiri, le Dolpo et le Mustang (au minimum...) de la même manière qu'auparavant (voire même mieux, malheureusement, puisque la fréquentation touristique sur 2015 est en chute libre...). Dans toutes les régions citées précédemment, on peut effectuer des treks EN TOUTE SECURITE. Il n'y a rien de plus qu'avant à craindre quand on parcourt la montagne népalaise à l'exception des régions citées un peu plus haut.

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Sur quel trek vous engager ? Vous partez dans l'inconnu ? Vous vous demandez à quelle sauce vous allez vous faire bouffer ? C'est bien naturel. C'est là que j'interviens pour composer en votre compagnie l'itinéraire qui vous correspondra le mieux en termes de difficulté et d'altitude. Au Népal, on peut randonner partout, entre 1000 et 6500m :
- sur les collines agraires depuis lesquelles on aura chaque matin le bonheur de contempler la chaîne de l'Himalaya prendre vie sous le soleil naissant,
- dans les vallées profondes qui remontent jusqu'au pied des pics glaciaires aux faces dantesques de l'Himalaya (tours et balcons des Annapurna et du Dhaulagiri, tour du Manaslu, les camps de base de l'Everest et du Kangchenjunga, etc.) et qui permettent de franchir un ou plusieurs cols d'altitude pour ne pas redescendre par le même chemin,
- sur les hauts plateaux du Mustang (là j'ai un petit (gros ?) faible...),
- au Dolpo, un peu plus sauvage mais tellement authentique,
- etc.

Il y a aussi les treks Art Népal "randonnée et peinture" avec Simone Sempéré organisés au printemps et à l'automne 2016. Voir la lettre d'info du 3 juillet 2015.

Et puis vous ne voulez peut-être pas entendre parler de marche, d'altitude, de froid, de tente... Eh bien sachez qu'il est possible de partir à la découverte de nombreux endroits exceptionnels de beauté dans la partie centrale et méridionale du pays comme les parcs nationaux de Chitwan et de Bardia, le lieu de naissance du Bouddha à Lumbini, la ville si reposante de Pokhara et ses petites randonnées faciles alentours, et tant d'autres sites culturels qui n'ont pas été touchés par ce grand malheur.

Quelque soit le type de circuit que vous choisirez, vous serez accompagnés par des népalais du village de Bolde Phediche (porteurs, kitchen-boys, cuisiniers, assistants de route, guide haute-montagne, guide culturel, chauffeur, etc.) qui vous seront éternellement reconnaissants. Et vous pourrez partager avec eux ce bonheur de tous les jours de contempler ces paysages incroyablement beaux de l'Himalaya népalais.

Pour vous aider à faire votre choix (et vous faire rêver...), allez faire un tour sur le site Trekkings hors des sentiers battus puis utilisez la rubrique CONTACT pour nous laisser un message précisant vos intentions. Nous ne tarderons pas à vous appeler pour dessiner ensemble votre voyage.

Et puis la nouveauté de ce début décembre 2015 : l'agence de trekkings Tamera de Lyon s'associe à la démarche 1 trek = 1 maison et s'engage aux côtés des habitants du village de Bolde Phediche pour réaliser des treks avec eux. Le premier se déroulera en octobre 2016 avec Mustang : Grand trek d'exploration que j'ai construit et que j'aurai le plaisir de conduire sur place. Venez nombreux ! Cette région du Monde est réellement exceptionnelle. En atteste le numéro spécial Mustang de décembre 2015 de Trek magazine qui vient de sortir dans les kiosques et qui sera de toutes les manières toujours disponible sur trekmag.com une fois retiré des rayonnages.

Stand association 1

Stand association 2